6 octobre 2006

Fragment II (suite 2)

La voie du jour et de la nuit


Avant de faire le point pour aborder ensuite la réfutation de la Déesse un petit retour en arrière afin de n'oublier aucune voie.

Dans le proème il est fait mention d’une autre voie, celle du jour et de la nuit. On peut se demander s'il s'agit d'une quatrième ou même d'une cinquième candidate. Ce n'est pas le cas, la voie du jour est la même que celle de la nuit, ce ne sont que les deux parties d’un même objet, délimitées par les portes du jour et de la nuit. Le tronçon nuit amène donc jusqu’à la Justice, qui en détient les clés, et le tronçon jour jusqu’à la rencontre avec la Déesse. On ne sait pas où elle commence. Seulement que les jeunes filles du soleil sont venues chercher l’éléate pour l’y amener alors qu’il allait « aussi loin que puisse parvenir son désir ». On ne sait pas non plus où elle finit. Sur elle se trouve de « nombreuses paroles » ou signes - comme sur la voie du « esti ».

Il faut sans doute la considérer comme faisant partie de la voie du « esti » - car aucune autre n’est possible. Et puisqu’elle conduit au discours ou à la réfutation de la Déesse c’est un sentier d'approche. Une sorte de préliminaire. On peut peut-être le prendre de n’importe où. Comme n’importe quel rayon part de la circonférence et amène au centre. Mais pour quitter l’orbite circulaire de la pseudo voie des mortels il faut à Parménide toute la force de son désir (ainsi que des cavales dociles) et pour trouver le chemin vers le centre, l’aide des jeunes filles enfants du Soleil.

Suite au prochain post

N.B.
Le dzogchen comporte aussi des préliminaires. On en trouve de deux sortes, les premiers sont communs aux différentes écoles du bouddhisme (guru yoga, refuge, boddhicitta, prosternation, mandala, mantra de Vajrasattva, …) et les seconds propre au dzogchen, comme par exemple les « rushen » (pour séparer l’esprit de la « nature de l’esprit »).